torpiller \tɔʁ.pi.je\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)
La prochaine guerre sera gagnée au bout du compte par les sous-marins et les avions, et nous devrions dépenser plus d’argent à les développer qu'à gaspiller nos ressources en construisant des dreadnoughts dont la seule fonction est de torpiller les cuirassés allemands et de se faire torpiller leur tour.— (David Lodge, Un homme de tempérament, Éditions Rivages, 2013)
Il m’interrogeait sur mes lectures, je lui confiais ingénument mes admirations locales, Charles Le Goffic, Anatole Le Braz ; il s’amusait, plissant son œil de malice, à les torpiller, en moquant leur platitude, et j’étais troublée.— (Mona Ozouf, Composition française, Gallimard, 2009, collection Folio, page 170)
De son côté, la direction et une partie du conseil d’administration estiment qu’un petit groupe de bénévoles agissant par rancœur veut « torpiller » l’association.— (Morgane Tual, Damien Leloup, Démissions, subvention amputée, gouvernance mise en cause : crise ouverte chez Wikimédia France sur LeMonde.fr, Le Monde. Mis en ligne le 29 juillet 2017, consulté le 29 juillet 2017)
Imposer des sanctions au prince lui-même torpillerait sérieusement toute future relation des États-Unis avec le royaume.— (Normand Lester, Meurtre de Khassoghi : Biden laisse tomber, site journaldequebec.com, 2 mars 2021)
Avec Hernani, drame en cinq actes et plus de 2 000 vers, il torpille le classicisme et anéantit les règles de lieu et de temps qui ordonnent encore au XIXe siècle la marche des tragédies.— (Joëlle Gayot, Depuis « Hernani » de Victor Hugo, deux siècles de révolutions dramaturgiques, Le Monde. Mis en ligne le 30 août 2024)
En Allemagne aussi, la caste militaire essaie de torpiller la paix.— (Roger Martin du Gard, Cahiers Roger Martin du Gard, tomes 1 à 2, Centre international de recherche sur Roger Martin du Gard, Gallimard, 1989)
On peut être tranquille maintenant ; Deschamps ne sera pas torpillé, et nul autre blessé, grâce à lui, ne sera plus jamais torpillé, au moins contre sa volonté.— (Paul Meunier, Le Droit des blessés, Paris, Paul Ollendorff, 1916, page 62)